Alimentation et nutrition

Protection des cultures : les usages agricoles

Protéger les cultures consiste à limiter les pertes causées par les maladies, les insectes et les plantes indésirables, sans compromettre la production agricole. Les choix des exploitants doivent aussi tenir compte de l’eau, des sols, des coûts et…

Protection des cultures : les usages agricoles

Protéger les cultures consiste à limiter les pertes causées par les maladies, les insectes et les plantes indésirables, sans compromettre la production agricole. Les choix des exploitants doivent aussi tenir compte de l’eau, des sols, des coûts et des effets sur les écosystèmes.


La Protection des plantes repose désormais sur plusieurs leviers complémentaires : prévention, observation, sélection variétale et interventions ciblées. Leur combinaison aide à construire une Agriculture durable, tout en préservant la qualité et la régularité des récoltes.


À retenir : les usages agricoles de la protection des cultures


  • Prévention agronomique avant l’apparition des attaques
  • Observation locale pour intervenir au moment utile
  • Solutions variées selon cultures, maladies et ravageurs
  • Réduction des risques économiques et environnementaux

Risques agricoles et protection des cultures au quotidien


Ces enjeux se manifestent d’abord dans les champs, où une maladie ou un ravageur peut rapidement menacer le rendement. La météo, la variété cultivée et le stade de croissance déterminent souvent la vitesse et l’ampleur des dégâts.


Maladies, mauvaises herbes et lutte contre les ravageurs


Dans cette gestion des risques, identifier correctement la menace constitue la première étape d’une réponse adaptée. Le mildiou de la pomme de terre et de la tomate, par exemple, peut se propager rapidement lorsque les conditions sont douces et humides.


Selon INRAE et Arvalis, Vigimildiou permet depuis 2024 de déclarer des observations et de consulter une cartographie des signalements. Ces informations peuvent aider agriculteurs et jardiniers à repérer les foyers, sans remplacer un diagnostic attentif sur la parcelle.

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Un agriculteur peut ainsi combiner surveillance, rotation des cultures et choix variétal avant d’envisager un Traitement des cultures. Cette logique de Gestion intégrée des nuisibles vise à éviter les interventions systématiques et à ajuster la réponse au risque réellement observé.


Les principaux facteurs à surveiller :


  • Conditions météorologiques favorables aux maladies
  • Présence et évolution des insectes ravageurs
  • Concurrence des adventices et efficacité du Désherbage
  • Sensibilité des variétés et stade de développement

Produits phytosanitaires et interventions raisonnées


Quand la prévention ne suffit pas, les Produits phytosanitaires peuvent contribuer à protéger la récolte, à condition de respecter les usages autorisés et les conseils techniques. Les Fongicides ciblent certaines maladies, tandis que les Insecticides et les Herbicides répondent à d’autres problèmes, avec des effets et des précautions distincts.


Selon les ressources de protection intégrée réunies par EcophytoPIC, les leviers alternatifs gagnent à être combinés plutôt qu’utilisés isolément. Le choix dépend notamment de la culture, de la pression observée et des solutions disponibles sur l’exploitation.


Repères pour choisir une intervention :


  • Confirmer la cause des symptômes avant d’agir
  • Comparer les solutions agronomiques et biologiques disponibles
  • Respecter les conditions d’emploi du produit sélectionné
  • Évaluer les résultats après l’intervention

Menace Levier préventif Intervention possible Point de vigilance
Maladies fongiques Variétés résistantes, suivi des parcelles Fongicide adapté si nécessaire Évolution des agents pathogènes
Insectes ravageurs Observation, auxiliaires, diversité culturale Biocontrôle ou insecticide ciblé Moment d’intervention et espèces présentes
Adventices Rotation et couverture du sol Désherbage mécanique ou herbicide Préservation du sol et des cultures
Mildiou Surveillance et choix variétal Mesures adaptées à la pression locale Conditions douces et humides

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La réponse aux menaces ne repose donc pas sur un produit unique, mais sur un arbitrage qui conduit naturellement aux innovations agronomiques et techniques.

Solutions durables : variétés, biocontrôle et pratiques agronomiques


La diversification des moyens d’action prolonge cette approche en réduisant la dépendance à une seule méthode. Elle peut aussi renforcer la capacité des exploitations à faire face aux aléas climatiques et aux évolutions des organismes nuisibles.


Sélection variétale et résistance aux maladies


Dans la prévention, la sélection variétale agit avant même les semis en recherchant des plantes capables de mieux résister aux maladies. La variété de blé tendre GEOPOLIS, inscrite au catalogue français et distribuée pour les semis de l’automne 2025, illustre cette voie.


Selon INRAE, cette variété présente une résistance à plusieurs maladies importantes, dont la septoriose, le piétin-verse et la rouille brune. Son potentiel de culture annoncé atteint 30 000 hectares dès la récolte 2026, une estimation qui ne garantit pas à elle seule son adoption effective.


En viticulture, trois nouvelles variétés résistantes développées par INRAE ont été inscrites en 2025, portant à douze le nombre de variétés de l’institut disponibles. Les données communiquées indiquent une réduction moyenne de 80 % des traitements contre le mildiou et l’oïdium, sans suppression complète des interventions.


Repères sur les innovations variétales :


  • Blé GEOPOLIS : résistance à plusieurs maladies
  • Vigne : douze variétés INRAE disponibles après les inscriptions de 2025
  • Observatoire OSCAR : suivi des variétés résistantes en parcelles
  • Associations céréales-légumineuses : diversification des cultures
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Biocontrôle, odeurs et surveillance des insectes


Le biocontrôle complète ces choix en mobilisant des mécanismes biologiques pour surveiller ou perturber certains ravageurs. Des phéromones servent notamment à suivre leur présence, les piéger ou gêner l’accouplement de papillons nuisibles dans les vergers et les vignobles.


Des pièges parfumés développés à partir de travaux d’INRAE et d’Arvalis sont utilisés contre des bruches touchant la féverole et la lentille. Les recherches sur les récepteurs olfactifs des insectes et l’intelligence artificielle pourraient aider à repérer de nouvelles molécules utiles, mais leur efficacité doit être évaluée pour chaque usage.


Innovation Culture ou cible Apport recherché Suivi nécessaire
GEOPOLIS Blé tendre Résistance à plusieurs maladies Résultats en conditions de culture
Cépages résistants Vigne Réduction des traitements fongicides Surveillance de l’efficacité au champ
Pièges odorants Bruche de la féverole et de la lentille Attirer et contrôler certains insectes Adaptation à l’espèce ciblée
Vigimildiou Pomme de terre et tomate Partager des observations d’épidémies Qualité et couverture des signalements


Ces outils donnent de meilleurs résultats lorsqu’ils s’insèrent dans un système cohérent, où l’observation guide le calendrier et le choix des interventions.

Robotique agricole et gestion durable des exploitations


À l’échelle de l’exploitation, l’innovation concerne aussi le travail quotidien et la consommation de ressources. La robotique, le désherbage mécanique et une meilleure gestion de l’eau peuvent soutenir des pratiques moins dépendantes des traitements chimiques.


Robots viticoles et désherbage mécanique


Dans les vignobles, le concept Accord robotique associe le tracteur électrique ALPO au robot ZILUS pour réaliser des opérations culturales complémentaires. Présenté par INRAE et SABI AGRI, ce dispositif permet à l’agriculteur de superviser plusieurs tâches, notamment le travail du sol et le désherbage mécanique.


Le dispositif est disponible pour les agriculteurs depuis 2023, après des essais en viticulture. Son intérêt dépend toutefois du coût d’équipement, de la configuration des parcelles et de la capacité du robot à répondre aux besoins réels de l’exploitation.


Combiner les leviers pour une agriculture durable


La robotique ne remplace ni l’observation ni les décisions agronomiques : elle les accompagne en facilitant certaines opérations répétitives. Une exploitation peut associer travail mécanique du sol, variétés adaptées, surveillance des ravageurs et optimisation de l’eau selon ses contraintes.


Cette combinaison aide à concilier protection des récoltes, viabilité économique et préservation de l’environnement, sans promettre une solution universelle. Pour chaque parcelle, l’enjeu reste de choisir des pratiques adaptées aux risques, aux ressources disponibles et aux objectifs de production.


Leviers à articuler dans l’exploitation :


  • Rotation et diversification des cultures
  • Semences adaptées aux maladies et au climat
  • Surveillance partagée des foyers d’infestation
  • Robotique et outils de désherbage mécanique
  • Gestion raisonnée de l’eau et des interventions

Sources : INRAE, informations fournies sur GEOPOLIS, Vigimildiou, le biocontrôle, les cépages résistants et la robotique agricole ; Arvalis, partenariat Vigimildiou et travaux sur les pièges odorants ; EcophytoPIC, ressources sur la protection intégrée des cultures.

À retenir

Prévenir, un travail de fond qui se construit habitude après habitude

Qu'il s'agisse d'alimentation, d'activité physique, de sommeil, de dépistage ou de lien social, chaque choix du quotidien s'inscrit dans l'équilibre d'ensemble d'une bonne santé durable. Comprendre ces mécanismes permet d'agir tôt, sans attendre qu'un problème ne s'installe.

Pour aller plus loin

  • Adapter chaque conseil à votre âge et à votre situation
  • Distinguer l'essentiel du superflu dans vos nouvelles habitudes
  • Avancer progressivement plutôt que tout changer d'un coup
  • Ne pas repousser les bilans et dépistages recommandés